Les messages forts de Fá, portés par le signe FÚ YÈKÚ à la nation béninoise pourrait se résumer à cette trilogie, après l’éclairage non exhaustif sur les douze premières maximes.
Là-dessus, l’exécution diligente des rituels issus de cette consultation est un gage de sérénité. Le Fá a défaut d’annuler, a la pouvoir d’orienter vers des pratiques et des rituels susceptibles de réduire la gravité des événements malheureux annoncés.
Dans un appel à la cohésion et à l’union, le Fá a longuement insisté sur les bons égards envers les femmes, nos « Mères » au cours de cette année 2025 tout en invitant les uns et les autres à la mesure en toute chose, car l’excès et l’abus tuent. Quid des hommages aux anciens militaires dirigeants du pays et aux martyres de la nation ou encore de la purification pour éloigner les flux négatifs.
« Le Fá exhorte les gouvernants à faire de la recherche de la paix, de la quiétude nationale, de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des biens et services, l’ultime priorité de l’État. Cela épargnera à la nation des attaques aux conséquences désastreuses en matière de pertes en vies humaines.», clarifie à la page 38, le rapport au sujet de l’explication de la vingt-et-unième maxime portant sur la fanfaronnade de la poule à plumes frisées qui abandonne ses poussins au prédateur en courant désespérément derrière un criquet.
Dans la dualité des orientations du Fá, il appartient aux dirigeants de rester constants dans la vigilance, car « Lorsque le marteau aura brisé les doigts du forgeron, manger la pâte lui sera désormais difficile.», mets en garde la vingt-troisième maxime dont l’explication à la page 39 du rapport Bénin TÒFÁ 2025 invite les responsables à divers niveaux de l’État à faire preuve de prudence et de grande sagesse dans l’exercice de leur mission. Cela n’est pas loin de l’appel au respect des mœurs afin d’éviter la dégénérescence sociale et éthique.
Du reste le Bénin doit continuer dans la voix de la recherche de la cohésion avec ses voisins afin de mutualiser les forces contre les menaces terroristes conformément aux recommandations de la vingt-sixième maxime.
Avant d’explorer la beauté poétique et la profondeur pédagogique de quelques Fáglètá ( récits) de FÚ YÈKÚ prochainement, rappelons une fois de plus l’importance du culte aux Minonnan, nos « Mères » , car «….la bravoure des femmes mérite d’être célébrée.» comme l’a si bien rappelé la vingt-septième et dernière maxime à la page 40, afin d’attirer leurs bénédictions sur le peuple.
NB : « Ce qu’on attend du TÒFÁ dans le cadre républicain, ce ne sont ni des signes de présages, ni des lectures politiciennes, mais simplement des paroles de sagesse invitant à renforcer la citoyenneté vertueuse et la bonne gouvernance, dans le respect strict des textes de la République.»
Aborlou !
✍🏽Sèna VODOUNON
