📍Dignitaires religieux, sociologues , psychologues et autres spécialistes interpelés.
S’il est vrai que la survenance des drames tels des cas d’accidents mortels, les différentes sortes de suicides, homicides et autres ne date pas d’aujourd’hui, il n’en demeure pas moins vrai qu’à la lumière du rôle de relais joué par la presse et les nouvelles technologies de l’information et de communication, ces cas semblent prendre de l’ampleur et deviennent inquiétants.
Au Bénin, les informations relatives aux cas de suicides, homicides deviennent récurrentes. En effet, il ne passe de jours sans qu’on assiste ou apprenne via les médias, des drames dans telle ou telle localité du pays. À l’origine de ces drames, des raisons diverses et variées sont évoquées. Certaines sont de nature à couper le souffle et sortent de l’entendement tandis que d’autres seraient attribués à un esprit de vengeance, de désespoir de cause voire de jalousie !
À Avrankou, département de l’Ouémé, on se rappelle le récent cas qui s’est produit le dimanche de Pâques, 20 avril 2025 dans l’arrondissement de Ouanho où une dame s’est donnée la mort en se jetant dans un puits pour une affaire de dette de 90.000 Fcfa, l’argent de tontine confiée à son mari que la défunte aurait prêté à l’insu de ce dernier. Toujours dans la même commune mais cette fois-ci, dans l’arrondissement de Sado, quelques semaines après, c’est une nourrice qui a été tuée par sa copine à coups de machette. Un drame s’est également produit le 13 Mai 2025 dans une autre commune voisine d’Avrankou . Il s’agit de la commune d’Ifangni, précisément à Akadja Gbôdjè dans le département du Plateau où un homme a tué sa femme et son cousin à l’aide d’un fusil artisanal. Recherché, le meurtrier a été retrouvé mort par pendaison dans une brousse, le fusil ayant servi à commettre son forfait à côté. C’était le 14 mai, au lendemain de son crime. Par ailleurs le 18 mai 2025, la commune de Houéyôgbé a également enregistré un cas d’homicide paricide. Plusieurs médias ont relayé que dans le village de Zidjihoué, dans le hameau de Kové, un jeune de vingt ans a tué son père à l’aide d’une machette et une grosse pierre. Une situation qui a plongé tout le village dans une grande émotion.. La région septentrionale n’est pas épargnée : Si à Nikki, un jeune a été retrouvé mort par pendaison, À Natitingou , un homme a été décapité en pleine nature. A Kérou, dans une localité de Gnanbangou dans l’arrondissement de Firon, le corps d’un homme égorgé et éventré et jeté dans un marigot, a été découvert le 30 Avril 2025. Ce sont là quelques cas de suicide et d’homicide survenus ces dernières periodes dans plusieurs localités du Bénin et abondamment relayés par les médias À ceci s’ajoutent de nombreux autres cas de meurtres, de suicides et des accidents mortels.
Face à cette série de drames et tragédies signalés dans plusieurs localités du Bénin des interrogations persistent et laissent présager une apologie de ces situations horribles si rien n’est fait. Avec cette fréquence des homicides, suicides et autres, il devient urgent que des sociologues, psychologues, dignitaires religieux se penchent sur la question afin d’identifier les motifs et envisager des solutions durables à ces drames.
✍️Zinsou Anatole KINIFFO
