Environnement

Salubrité dans le Grand Nokoué : Entre passion, risque et engagement, des femmes et des hommes au service de l’assainissement.

Il sonnait deux heures trente minutes environ du matin ce lundi 09 Juin 2025. De retour d’une cérémonie, sur l’un des nouveaux tronçons de Porto-Novo asphaltés, se dressaient des femmes et hommes positionnés de part et d’autre la route, tous rompus à la tâche. Il s’agit des agents balayeurs commis par la Société de Gestion des Déchets et de Salubrité ( SGDS S.A) exerçant notamment dans les villes de Cotonou, Ouidah, Sèmè-Kpodji, Abomey-Calavi et Porto-Novo.

Sur ce tronçon où nous avons aperçu un véhicule de patrouille de la police républicaine, munis de divers outils et tous soigneusement habillés dans leur tenue uniforme de travail, portant des chaussures et casques de sécurité, les nez protégés, personne ne doit se laisser distraire. Pas de temps à perdre, le travail ne doit souffrir d’aucune insuffisance. Panneaux et autres dispositifs de signalisation sont mis en place pour avertir les usagers indélicats, chacun s’occupe avec concentration de la partie qui lui est répartie avec soins. Car, aux dires d’un agent à qui nous avons difficilement et discrètement pu arracher quelques mots, il s’agit d’un travail qui s’effectue trois fois par semaine, les dimanches, mardis et jeudis. Et ce, à partir de 22 heures pour prendre fin avant 7h. « Déjà à 22 heures, nos responsables viennent pour nous lancer et nous commençons le travail pour finir à O7h. Aucune partie ne doit être laissée. Si lors du contrôle, l’on constate des tas non ramassés, des endroits non balayés, alors nous sommes pénalisés. C’est pourquoi, quand nous finissons, nous essayons de faire des vérifications afin de procéder aux corrections avant le passage de l’équipe de contrôle. S’il pleut au cours de la nuit, l’un des jours de travail, alors le lendemain nous sommes sur le terrain {…} . Comme tout autre activité, c’est un travail plaisant aussi bien que contraignant. Nous devons considérer nos rues comme nos maisons», nous a rapidement et habillement confié un agent tout en vaquant à ses occupations.

On aurait voulu continuer nos conversations pour en savoir plus dans l’univers de ces agents balayeurs nocturnes. Mais hélas le temps presse. Voilà donc brièvement décrite cette activité de balayage afin d’entretenir les ouvrages d’assainissement des rues se trouvant dans le Grand Nokoué. Une initiative du gouvernement du Président TALON à travers la Société de Gestion des Déchets et de Salubrité ( SGDS) créée depuis 2018, sous la tutelle du ministère du cadre de vie.

Nécessité de revoir les dispositifs sécuritaires sur les tronçons mal éclairés pour mettre ces agents à l’abri du danger

Pour balayer dans la nuit, c’est de s’assurer de la prise des mesures sécuritaires pour permettre à ces derniers de travailler dans les bonnes conditions et dans la quiétude. S’il est vrai que les nouvelles infrastructures routières sont dotées de systèmes d’éclairages, il n’en demeure pas moins vrai que certaines voies sont mal éclairées avec des dysfonctionnements des lampadaires. Un état de chose qui souvent n’attire pas suffisamment l’attention des usagers. Nous y reviendrons.

✍️ Anatole Zinsou KINIFFO

Articles connexes

Bénin : Un pas décisif vers une économie verte.

Journal L'Express

GESTION INTÉGRÉE DES RESSOURCES EN EAU (GIRE) : L’ONG FJU pour la sauvegarde des berges lagunaires par la reconstitution des mangroves dans l’Ouémé et le Mono

Journal L'Express

Concours Climate-In : Didier HOUNKPEVI décroche le 3ᵉ prix

Journal L'Express

Leave a Comment