
📍 Accord de gouvernance,, une bouée de sauvetage pour des petites formations politiques
Le compte à rebours est lancé pour les élections municipales et communales du 11 janvier 2026, couplées aux législatives. La Commission électorale nationale autonome (CENA) a ouvert, depuis le 24 octobre, la période de dépôt des dossiers de candidatures, qui s’achève le 28 octobre 2025. Chaque formation politique devra présenter 3.630 dossiers, couvrant les 546 arrondissements du pays.
Mais l’exercice s’annonce déjà périlleux pour nombre de petits partis. Sans structures locales solides ni militants enracinés, plusieurs d’entre eux peinent à constituer leurs listes complètes. Certains multiplient les appels du pied à des personnalités indépendantes ou à d’anciens candidats d’autres formations pour combler les vides. « J’étais assis au portail hier quand un jeune du quartier s’est approché de moi. Il a engagé la conversation sur les questions d’actualité. Il m’a ensuite confié qu’il est à la recherche de candidats pour sa formation politique en vue des prochaines élections municipales et communales. Il m’a rassuré que le parti se chargera de toutes les formalités et que je n’aurai rien à dépenser. Mais n’étant pas politicien, j’ai décliné l’offre », nous a confié un citoyen rencontré fortuitement à Porto-Novo.
Ce casse-tête logistique révèle une fois de plus la fragilité de certains partis, souvent créés à la veille des élections sans véritable implantation sur le terrain. Pendant que les grandes formations politiques peaufinent leurs listes, les plus modestes se livrent à une course contre la montre pour simplement exister sur l’échiquier national.
À deux mois du scrutin, le dépôt des candidatures apparaît déjà comme un test grandeur nature de la vitalité et de l’ancrage des partis politiques béninois, avant même le début de la bataille des urnes. D’où l’avalanche des accords de gouvernance signés par ces partis menus fretins avec les grandes formations politiques.Face à cette réalité, la signature d’accords de gouvernance locale apparaît comme une stratégie de survie pour ces « menus fretins » du paysage politique béninois.
✍️Zinsou Anatole KINIFFO
