
Deux jours après la tentative de coup d’État qui a ébranlé le pays, les plus hautes institutions de la République ont rendu publique une déclaration solennelle condamnant avec la plus grande fermeté l’attaque menée contre l’ordre constitutionnel le 7 décembre dernier.


Selon le communiqué signé par les présidents des principales institutions de l’État, une faction militaire a tenté, « par la force et la proclamation illégitime », de renverser les institutions démocratiques et d’interrompre brutalement le processus électoral en cours. Une attaque décrite comme « une trahison majeure envers la Nation ».
Une atteinte grave à la paix et à la démocratie
Les présidents d’institutions rappellent que cette entreprise insurrectionnelle porte un « préjudice grave » à trois piliers essentiels de la vie nationale que sont la paix civile et le vivre-ensemble ; la sécurité des personnes et des biens, socle de tout développement et le processus démocratique en cours, reflet de la souveraineté populaire. La tentative de sédition aurait pu, selon la déclaration, « plonger le pays dans l’abîme » et anéantir des décennies d’efforts démocratiques.
L’armée loyaliste saluée pour sa réactivité
Face à cette attaque, les Forces de défense et de sécurité ont opposé une résistance immédiate et décisive. Fidèles à leur serment républicain et placées sous le haut commandement du Président de la République, Chef suprême des armées, elles ont « fait échec à cette sédition avec une réactivité et une détermination exemplaires ». En conséquence, les institutions rendent un « hommage unanime et solennel » à ces forces, dont l’intervention a permis d’éviter que la situation ne dégénère.
Une gratitude marquée à la CEDEAO, les condoléances appuyées aux familles des victimes
Dans leur texte, les présidents des institutions adressent également leur gratitude à la CEDEAO pour la mobilisation régionale rapide. Ils saluent « la mise en œuvre inédite de la solidarité régionale » au cours de cette crise.
La déclaration exprime une profonde consternation face aux pertes humaines. Les pensées des institutions vont « aux familles des victimes, civiles et militaires », rappelant que leur sacrifice démontre « le prix inestimable de la paix, du droit et de l’État de droit ». Là-dessus, les auteurs de l’attaque devront « répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes », assure le texte.
Réaffirmation de l’unité institutionnelle autour du Président de la République
Dans une posture de fermeté, les institutions réaffirment leur soutien indéfectible au Président de la République, garant de la Constitution ; leur engagement à défendre et restaurer l’autorité légitime des institutions et leur détermination à préserver l’unité nationale et la démocratie. « Le Bénin ne reviendra pas en arrière », rassurent-ils avant d’ affirmer que rien n’arrêtera l’œuvre engagée pour la reconstruction économique, morale et infrastructurelle du pays. « La République poursuivra son chemin, unie, solidaire et résolue », ont-ils conclu.
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
