La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a rendu publique, ce mardi 16 décembre 2025, la décision n°25-085/HAAC portant mise en demeure du promoteur de la Télévision Maranatha Bénin pour non-respect de ses obligations conventionnelles.


Selon la décision adoptée en plénière, la HAAC reproche à la chaîne confessionnelle de ne diffuser que de la musique sur ses antennes depuis la signature de sa convention de concession, en violation des engagements souscrits dans le cadre de l’édition d’un service de communication audiovisuelle non commerciale à Cotonou.
Une récidive malgré une première mise en demeure
Les faits reprochés ne sont pas nouveaux. La HAAC rappelle qu’une première mise en demeure, notifiée au promoteur de Télévision Maranatha Bénin par lettre en date du 24 juin 2025, était restée sans effet. Malgré cet avertissement formel, la chaîne aurait persisté dans la diffusion exclusive de contenus musicaux, sans se conformer à la grille de programmes déclarée.
Pour l’organe de régulation, cette attitude constitue un manquement grave aux dispositions de la Loi organique sur la HAAC, du Code de l’information et de la communication, ainsi qu’aux clauses de la convention signée entre la HAAC et le Conseil des Églises Protestantes et Évangéliques du Bénin, promoteur du média.
Une décision rendue publique
Constatant le non-respect de la mise en demeure initiale, la HAAC a jugé nécessaire de rendre la sanction publique, conformément à ses prérogatives. Après examen du rapport relatif à la situation de Télévision Maranatha Bénin, adopté le 16 décembre 2025, la plénière a décidé de mettre en demeure le promoteur de respecter, sans délai, sa grille de programmes telle que prévue par la convention, au risque du retrait pur et simple de son autorisation d’émettre dans le cas échéant.
La régulation audiovisuelle à l’ordre du jour
Par cette décision, la HAAC réaffirme sa volonté de veiller au respect strict du cadre légal et conventionnel par les organes de presse audiovisuelle opérant au Bénin. Elle rappelle que l’autorisation d’émettre n’est pas un droit acquis, mais une concession soumise à des obligations précises, notamment en matière de contenus et de diversité des programmes.
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
