
À Sazué, la question cruciale de l’accès à l’eau potable et de sa maîtrise pour les besoins agricoles a été au cœur d’un forum communautaire initié par l’ONG Fondation Jeunesse Unie (FJU) ce Samedi 20 décembre 2025. Fortement mobilisées, les populations ont été invitées à prendre une part active aux échanges afin d’exprimer clairement leurs besoins, leurs attentes, mais surtout les solutions qu’elles jugent adaptées à leurs réalités quotidiennes.

Le forum communautaire sur l’eau a été ouvert par une cérémonie solennelle en présence des parties prenantes. Dans son mot d’ouverture, Olive HOUNKPONOU, présidente de l’ONG FJU, a insisté sur l’importance d’une démarche véritablement participative. Elle a exhorté les participants à se prononcer sans détour sur la problématique de l’eau à Sazué, convaincue que les solutions durables ne peuvent émerger que de l’implication directe des communautés concernées. Cette approche a été saluée par plusieurs personnes ressources, notamment Pierre AVALEDOHOU, conseiller local à Awamey et Miguel Coffi Koklobo, conseiller local à Sazué, qui ont unanimement reconnu l’originalité et la pertinence de l’initiative.
Prenant la parole lors de la communication introductive, Marlène HOUNMENOU, directrice exécutive de l’ONG FJU, a rappelé le rôle stratégique de ce forum dans l’identification des difficultés et des pistes de solutions. Selon elle, mettre des mots sur les problèmes vécus par les populations en matière de l’eau est un préalable indispensable pour les placer au cœur de la recherche de solutions efficaces et durables. Elle a souligné que ce cadre d’échanges vise à aborder la problématique de l’eau à Sazué dans toutes ses dimensions : consommation humaine, agriculture, environnement et assainissement. « Que les solutions viennent de vous, pour vous, avec un accompagnement adapté si nécessaire », a-t-elle conclu.
Des échanges fructueux

Des discussions menées en plénière et en ateliers, il ressort un constat alarmant : bien que Sazué dispose d’une ressource en eau abondante, celle-ci est majoritairement salée, donc impropre aussi bien à la consommation humaine qu’à l’agriculture. Un paradoxe qui maintient les populations dans une situation de précarité hydrique. Les tentatives de forage entreprises jusqu’ici se sont révélées infructueuses, l’eau restant salée. Les alternatives envisagées se limitent, pour l’heure, à la rétention des eaux de pluie ou à la réalisation de forages artésiens, dont le coût constitue un obstacle majeur. Entre la difficulté d’accès à l’eau potable, les risques liés aux périls hydriques et les enjeux de la maîtrise de l’eau pour l’irrigation des champs, le défi demeure entier pour les habitants de Sazué, d’autant plus que l’eau potable de la SONEB reste inaccessible à une grande partie de la population.

Au terme des travaux, Olive HOUNKPONOU a, dans une conclusion partielle, appelé à poursuivre les réflexions autour de la réalisation d’ouvrages de rétention d’eau et de la facilitation de l’accès à l’eau potable de la SONEB, en attendant des solutions plus durables telles que le traitement de l’eau salée ou la mise en place de forages artésiens.
En définitive, les populations de Sazué, en accord avec les responsables de l’ONG FJU, ont pris l’engagement d’approfondir les recherches, notamment en s’inspirant d’expériences réussies dans d’autres arrondissements. Elles nourrissent l’espoir que des sources de financement s’ouvriront rapidement afin de concrétiser des projets viables garantissant l’accès à l’eau, sa maîtrise et la prévention des périls hydriques à Sazué.
CCOM/ONG-FJU
