Avec 24 femmes élues sur 109 députés, selon les résultats provisoires de la CENA, l’Assemblée nationale issue des législatives de 2026 respectera le quota légal en faveur du genre, certe. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité préoccupante liée à la représentation féminine largement dépendante des sièges réservés, révélant un mauvais positionnement des femmes dans la compétition politique.
Dans les circonscriptions réellement disputées, les femmes sont rarement placées en positions éligibles sur les listes des partis. Elles demeurent souvent reléguées à des rôles secondaires, là où les candidatures masculines continuent d’être privilégiées pour les postes stratégiques.
Cette situation engage la responsabilité des partis politiques, dont les discours sur l’inclusion peinent encore à se traduire en actes. Le quota apparaît ainsi davantage comme un plafond de représentation que comme un levier d’émancipation.
Au-delà du respect formel de la loi, le défi reste entier quant à faire des femmes des actrices politiques à part entière, capables de s’imposer par leur positionnement, leur visibilité et leur influence, et non uniquement par la contrainte légale.
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
