MA LECTURE (Chronique Express)

Eugène AZATASSOU et l’art de perdre… puis d’expliquer avec LD

Après la débâcle électorale du parti Les Démocrates aux législatives de 2026, Eugène Azatassou a décidé de faire ce que l’opposition sait faire de mieux, c’est-à-dire, chercher des coupables partout sauf dans le miroir.
Le diagnostic est pourtant limpide. Avec à peine 16 % des suffrages au plan national et un seuil des 20 % atteint dans seulement 9 circonscriptions sur les 24 exigées par la loi, le parti s’est lui-même exclu de la 10ᵉ législature. Un naufrage politique que son vice-président tente de maquiller en enchaînant explications, excuses et justifications.

Première confession, presque involontaire : « Nous n’avons pas fait le travail suffisant ». La traduction politique élémentaire s’apparente à l’improvisation qui a remplacé la stratégie, et l’illusion qui a tenu lieu de projet.
Mais très vite, l’autocritique s’arrête là. Place au festival des alibis. Sur le place de ESAE TV, Azatassou pointe d’abord l’échec du rassemblement de l’opposition. En clair, chacun est parti de son côté, preuve que même entre opposants, LD n’a pas su convaincre, fédérer ou imposer un leadership crédible. Puis viennent les éternelles complaintes : meetings dispersés… Comme si un parti qui prétend gouverner un pays devait découvrir, à la veille d’une élection, que la politique est un combat d’organisation, de ressources et de cohérence.
À cela s’ajoute un aveu plus accablant encore : que tous les Béninois ont vécu presque en direct et qui met en évidence, l’incapacité à désigner un candidat à la présidentielle de 2026 et l’absence aux élections communales.
Autrement dit, un parti qui veut diriger l’État mais qui peine à se gérer lui-même.
La cerise sur le gâteau, est la plainte contre les alliés politiques, accusés d’avoir regardé sans agir. Là encore, rien de bien pertinent à se mettre sous la dent. C’est comme si l’on pouvait reprocher aux autres de ne pas sauver un navire dont l’équipage a perdu la boussole ?
Au final, derrière les discours d’Azatassou, se dessine une vérité brutale : la défaite de LD n’est ni un complot, ni un accident, mais le résultat d’un cumul d’erreurs stratégiques, de divisions internes et d’un leadership défaillant.
Et pendant que le parti cherche encore des explications, l’Assemblée nationale, elle, a déjà tourné la page.

✍🏾Fidèle Sèna VODOUNON

Articles connexes

Soldat béninois, tu es la fierté!

Journal L'Express

Neuro-pédagogie, cap sur une pratique enseignante prometteuse ?

Journal L'Express

Bavardages creux!

Journal L'Express

Leave a Comment