Tolérance zéro pour les véhicules de transport en surcharge et les camions en chargement hors gabarit. Dans un communiqué radio-télévisé conjoint rendu public ce vendredi 20 février 2026, le Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable, et le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique rappellent avec la plus grande fermeté que ces pratiques sont formellement interdites sur toute l’étendue du territoire national.
Cette décision s’appuie sur le décret n°2011-713 du 21 octobre 2011 fixant les conditions de chargement des véhicules et déterminant les sanctions applicables en cas d’infraction. Les autorités préviennent : tout contrevenant s’expose désormais, sans complaisance, à des amendes, à la mise en fourrière immédiate du véhicule et, en cas de récidive, à des poursuites judiciaires conformément à l’article 12 dudit décret.
Tolérance zéro face à la recrudescence des infractions
De juillet à octobre 2025, des campagnes de sensibilisation ont été menées par l’Agence nationale des Transports terrestres (ANaTT), en collaboration avec le Centre national de la Sécurité routière (CNSR) et la Police républicaine. L’objectif était d’amener les transporteurs à adopter des comportements responsables afin de préserver la sécurité routière et de protéger les infrastructures.
Cependant, malgré ces efforts pédagogiques, les infractions liées aux surcharges et aux dépassements de gabarit ont repris de manière préoccupante ces derniers mois. Cette situation compromet les investissements consentis par l’État, accentue la dégradation accélérée des routes et expose davantage les usagers à des risques graves d’accidents.
Une répression systématique et sans faiblesse
Face à cette dérive persistante, le Gouvernement a décidé d’entrer dans une phase de répression systématique et rigoureuse. Les éléments de la Police républicaine ont reçu des instructions claires : interpeller et sanctionner, sans exception ni indulgence, tout véhicule en infraction conformément aux textes en vigueur.
Les autorités entendent ainsi mettre un terme définitif à un phénomène qualifié de menace majeure pour la sécurité routière et pour la durabilité du patrimoine routier national. Il s’agit, selon elles, de protéger les vies humaines, de préserver les investissements publics et de garantir la quiétude des usagers.
Le communiqué, signé par Alassane Seidou, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et José Tonato, Ministre du Cadre de Vie et des Transports, lance un appel solennel au sens de responsabilité des transporteurs. Mais le message est clair : désormais, la loi sera appliquée avec toute la rigueur requise.
Zinsou Anatole KINIFFO
