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Rage canine au Bénin : Nécessité de veiller aux prestations des vétérinaires de proximité.

📍 L’accompagnement des pouvoirs locaux, une approche non négligeable dans la lutte.

📍Des rappels et premières dispositions sur la pathologie de la rage.

Dans un communiqué conjoint, le ministre de l’élevage et son collègue de la santé ont informé, le 28 avril 2025 qu’une recrudescence des cas de rage canine a été constatée au cours du premier trimestre de l’année 2025. Ce, dans plusieurs communes de notre pays. À titre illustratif, selon cette note ministérielle, «Cette situation a engendré le décès d’un enfant de huit (08) ans dans la commune de Djidja, arrondissement de Oungbega, ce mois d’avril 2025 ». C’est pourquoi face à cette situation inquiétante, malgré des sensibilisations et des campagnes de vaccination des chiens, des chats et des singes à coût réduit, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. « À cet effet, les dispositions seront prises par les services compétents pour abattre systématiquement tout animal de compagnie qui serait laissé en divagation par son propriétaire », préviennent les autorités ministérielles.

Quid du contrôle des soins de vaccination des animaux de compagnie, des prestations des vétérinaires et centres de santé?

Si malgré tout ce qui précède comme efforts, la rage canine continue de faire des ravages au sein de la population, cela pourrait susciter des interrogations quant à la qualité des soins vétérinaires et le respect des règles d’éthique et de déontologie requis dans ce secteur. Les carnets de vaccination de ces animaux domestiques reflètent -ils la réalité? Quels sont les agents habiletés à signer ces carnets ou à administrer ces soins vétérinaires ? Face à ces questionnements, il urge que l’État en l’occurrence les autorités compétentes en la matière renforcent davantage les contrôles à l’égard des services vétérinaires.

Des rappels sur la pathologie de la rage

La note interministérielle rappelle que la rage est une maladie qui peut être transmise à l’homme à la suite d’une morsure, griffure ou léchage par les chiens, chats et singes infectés.
Les individus ayant été mordus, léchés ou griffés par un animal porteur d’une infection peuvent échapper à l’apparition de la maladie, à condition de bénéficier d’une prise en charge rapide dans un établissement de santé. La note souligne par ailleurs que cette maladie mortelle est évitable grâce à la vaccination des animaux de compagnie. Pour une lutte efficace contre cette zoonose, les ministres de l’élevage et de la santé exhortent la population à faire preuve de prudence et à adopter quatre principales mesures.

-Éviter tout contact avec les animaux errants ou ayant un comportement inhabituel (agressivité, salivation excessive, paralysie) ;

-Signaler immédiatement aux autorités locales ou aux services vétérinaires les plus proches tout animal suspect ;

-Faire vacciner régulièrement vos animaux domestiques (chiens, chats et singes) ;

-Consulter immédiatement un centre de santé en cas de morsure ou de griffure par un animal, même si la plaie semble mineure.

✍️ Anatole Zinsou KINIFFO

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