À travers l’initiative Voix Essentielles, des femmes leaders et organisations issues de diverses communautés donnent de la voix, participent aux prises de décision et portent des solutions durables en faveur de la santé et de l’équité de genre. Au Bénin, la Fondation Reine Hangbé présidée par Victorine KEMONOU DJITRINOU, se bat pour les Droits à la Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR) grâce à ce projet soutenu par Speak Up Africa. Ancrée sur la loi 2003 – 4 portant sur les DSSR, la séance de ce mercredi 14 mai 2025 a réuni plusieurs professionnels des médias, toutes catégories confondues au siège de la Fondation Reine Hangbé à Louho dans le 5ème arrondissement de Porto-Novo. Une séance bien laborieuse axée sur la participation active à travers des exercices pratiques qui a débouché sur des résultats probants sur la perception des professionnels des médias quant à la mise en œuvre des DSSR en lien avec la loi, les attentes probables des cibles, la responsabilité des parents et surtout la démystification de la communication relative à la santé sexuelle et reproductive pour les adolescents et les jeunes. Les hommes et femmes des médias ont surtout pris des engagements pour l’accompagnement de cette dynamique et l’aboutissement heureux du plaidoyer de la Fondation Reine Hangbé à l’endroit des autorités locales de l’Ouémé et surtout de la ville de Porto-Novo.
Retour sur l’opportunité de cette rencontre à travers les impressions de la présidente de la Fondation Reine Hangbé, madame Victorine KEMONOU DJITRINOU :

«La rencontre, c’est intéressant pour nous à plusieurs titres. Premièrement, parce que c’est quelque chose que nous avons voulu depuis des années. Nous travaillons avec les adolescents, les jeunes dans les établissements et hors des établissements sur la santé sexuelle et reproductive. Et nous avons toujours conscience du rôle que les médias peuvent jouer dans le travail que nous faisons. Mais on n’a pas eu l’opportunité de le faire. D’où ce qui m’amène à la deuxième raison pour laquelle on est ici. Speak Up Africa à travers les initiatives « Voix Essentielles » nous permet aujourd’hui à travers le projet que nous mettons en œuvre, d’avoir les moyens de vous rassembler, de rassembler les médias à Porto-Novo, dans l’Ouémé. Le projet, c’est de s’assurer que les jeunes gens, les jeunes femmes et les adolescentes, aient accès à une information de qualité quand il s’agit de la santé sexuelle et reproductive. Que les jeunes hommes ou femmes, les adolescentes aient accès aux services de santé existants. Nous avons besoin pour cela, de connaître leurs besoins. C’est pourquoi, avant d’aller faire le plaidoyer à la mairie, nous avons discuté avec les jeunes gens sur le terrain et nous avons pensé qu’il est aussi important de discuter avec les hommes et les femmes des médias sur leurs perceptions des questions liées à la santé sexuelle et reproductive, en termes de besoins des jeunes gens sur le terrain et surtout de savoir comment ils traitent les questions de santé sexuelle et reproductive…»
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
