MA LECTURE (Chronique Express)

Les Démocrates : entre désillusion et dérive autoritaire

À l’approche de la présidentielle de 2026, le parti Les Démocrates (LD), attendu comme principal contrepoids à la mouvance présidentielle, peine à convaincre. Là où l’on espérait un signal fort d’unité et de maturité politique, c’est l’image d’un parti fracturé qui s’est imposée.

Les multiples tergiversations autour de la désignation du duo présidentiel, jusqu’à la veille du dépôt des candidatures à la CENA, ont mis en lumière de profondes dissensions internes. Quatre pôles d’influence — autour de Boni YAYI, Éric HOUNDÉTÉ, Noureni ATCHADÉ et OUASSAGARI — ont cristallisé les tensions, malgré la mise en place d’une commission ad hoc dont l’impartialité reste sujette à caution.

Le choix controversé de Renaud AGBODJO, proche de Boni YAYI, a cristallisé la fronde. Ce qui s’apparente à une imposition autoritaire ravive le souvenir de 2016, lorsque Lionel ZINSOU fut parachuté au mépris des équilibres internes — avec les conséquences que l’on sait.

Aujourd’hui, le parti semble rejouer le même scénario, au risque d’un éclatement aux effets durables sur l’opposition. Ce malaise dépasse la simple crise de leadership : il révèle une culture politique encore marquée par le culte du chef et l’entre-soi, loin des exigences d’une démocratie moderne.

L’histoire bégaie sur ce coup mais c’est encore l’histoire qui, à n’en point douter, tranchera.

✍️ Fidèle Sèna VODOUNON

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