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Communales 2026 : Les Démocrates face aux signes d’une disqualification annoncée

« Qui veut aller loin ménage sa monture ». L’adage semble n’avoir guère trouvé écho au sein du parti Les Démocrates. Après l’épisode de la disqualification à la présidentielle de 2026, la formation politique de l’ancien président Thomas Boni BONI se retrouve à nouveau empêtrée dans une série d’irrégularités susceptibles d’hypothéquer sa participation aux prochaines élections communales et municipales.

Si les raisons ayant conduit à l’invalidation de la candidature de Me Renaud AGBODJO à la magistrature suprême demeurent encore présentes dans les mémoires, les nouvelles zones d’ombre qui entourent la préparation du scrutin local confirment, une fois encore, une gestion interne approximative et un manque criant de rigueur procédurale.

Selon plusieurs sources concordantes, les dossiers de candidature du parti seraient entachés de multiples irrégularités : défauts de complétude, incohérences administratives, et surtout soupçons graves de faux en écriture et d’imitation de signatures. Des faits qui, s’ils venaient à être établis, pourraient exposer certains responsables ou mandataires à des poursuites pour faux et usage de faux, une infraction lourdement sanctionnée par la législation béninoise.

Ces développements compromettent sérieusement les chances du principal parti d’opposition de figurer sur la ligne de départ des communales de 2026. Pire encore, ils traduisent un déficit d’anticipation et une défaillance manifeste dans la gestion administrative, alors même que les institutions concernées, notamment la Direction générale des impôts et la Commission électorale nationale autonome (CENA), avaient clairement balisé la voie en matière de conformité et de procédure.

Difficile, à ce stade, de ne pas y voir un enchaînement d’erreurs stratégiques et d’imprévoyances organisationnelles. En moins de six mois, Les Démocrates semblent avoir dilapidé le capital de confiance que leur reconnaissait encore une partie de l’opinion publique, au lendemain de leur participation aux législatives de 2023.

À force de brûler les étapes et de négliger les prescriptions institutionnelles, le parti de Boni YAYI risque, une fois de plus, d’assister en simple spectateur à une échéance électorale majeure et n’aura qu’à s’en prendre à ses balbutiements internes. Une situation qui interroge sur la capacité réelle de cette formation à transformer la ferveur populaire dont elle se réclame en véritable efficacité politique.

Pendant ce temps, Guy Dossou MITOKPÈ, secrétaire à la communication du parti, clame haut et fort que Les Démocrates ne se reconnaissent pas dans les manœuvres de falsification des documents électoraux. Une déclaration qui peine néanmoins à dissiper le malaise, d’autant que les deux personnes interpellées sont bel et bien des militants identifiés du parti.

Quel gâchis, en effet, pour une formation qui se voulait l’alternative républicaine !

✍️Fidèle Sèna VODOUNON

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