(Entre tradition et précaution, des fidèles maintiennent la distance.)
Autrefois geste emblématique de fraternité et de communion, le signe de paix – qu’il s’agisse d’une poignée de main ou d’une accolade – avait été suspendu dans les églises catholiques pendant la pandémie de COVID-19. Aujourd’hui, bien que les restrictions aient été levées, certains fidèles continuent de privilégier un salut sans contact. Entre prudence sanitaire et nouvelles habitudes, la pratique évolue.
Introduit comme mesure barrière au plus fort de la pandémie, l’abandon du geste de paix dans les églises demeure, dans plusieurs communautés, une réalité bien ancrée. Ce signe fraternel, symbole de partage et d’unité, avait été suspendu dès 2020 afin de limiter les risques de contagion. En guise de substitution, les fidèles étaient invités à échanger un regard, un sourire ou une légère inclinaison de tête, signes de bienveillance et de communion spirituelle.
Aujourd’hui encore, malgré la levée des restrictions par les autorités ecclésiales et étatiques, le retour à la normalité se fait progressivement. Par prudence ou par habitude, de nombreux fidèles s’abstiennent toujours de tout contact physique. Tout porte à croire que la pandémie a durablement modifié la manière d’exprimer la paix du Christ, sans pour autant atténuer la ferveur ni la sincérité du geste.
Une observation dans plusieurs paroisses révèle que les célébrants laissent désormais à chacun la liberté d’adopter la forme de salutation qu’il juge appropriée. Cette flexibilité traduit une Église à l’écoute des sensibilités de son temps, soucieuse d’allier santé publique et vie spirituelle.
Si le signe de paix retrouve peu à peu sa place dans la liturgie, son évolution témoigne d’une transformation silencieuse des pratiques religieuses. Devenu pour beaucoup un réflexe de prudence, ce geste symbolique illustre l’équilibre que l’Église cherche à maintenir entre fidélité à la tradition et adaptation aux réalités contemporaines.
✍️Zinsou Anatole KINIFFO
