Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a procédé, les vendredi 27 février 2026, au lancement officiel des concours probatoires de recrutement des élèves conseillers pédagogiques et des élèves inspecteurs. Une étape décisive dans la dynamique de professionnalisation et de modernisation du système éducatif béninois.

Présidant le démarrage des épreuves, la ministre Véronique TOGNIFODE a exhorté les surveillants et les membres des jurys à faire preuve de rigueur, d’impartialité et de professionnalisme. Elle a rappelé que la crédibilité de ces concours conditionne l’efficacité des réformes engagées par le gouvernement en vue d’améliorer durablement la qualité des enseignements. Pour l’autorité ministérielle, l’enjeu dépasse la simple sélection de candidats : il s’agit de doter l’école béninoise d’un encadrement compétent, capable d’accompagner les enseignants et de renforcer la performance du système éducatif.
Prenant la parole, le Directeur des Examens et Concours de l’Enseignement secondaire, Armand Natta, a présenté les statistiques officielles. Pour le concours des élèves conseillers pédagogiques, 338 candidats composent pour 300 postes ouverts, répartis dans 12 spécialités, dont 9 relevant de l’enseignement secondaire général et 3 de l’enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle. Les épreuves ont débuté par une composition de culture générale axée sur les défis de l’éducation nationale, avant les matières de spécialité programmées dans l’après-midi.

Le samedi 28 février sera consacré au concours des élèves inspecteurs. À ce niveau, 400 candidats sont en lice pour 50 postes. À l’issue des compositions, le processus de correction sera immédiatement enclenché, avec pour objectif de boucler l’ensemble du programme à la fin du mois de mars 2026, conformément au chronogramme établi

La compétence locale privilégiée
Les candidats admis intégreront des formations professionnalisantes à durée déterminée. Les élèves conseillers pédagogiques suivront un cursus d’un an, tandis que les élèves inspecteurs bénéficieront d’une formation de deux ans, incluant un stage d’immersion dans un pays de la sous-région ou à l’international, en fonction des ressources disponibles et de la programmation académique.

Présente à l’ouverture des épreuves dans le département de l’Ouémé, la préfète Marie Akpotrossou a salué une initiative qu’elle qualifie d’innovation majeure au service de l’école béninoise. Elle s’est félicitée des dispositions organisationnelles prises, notamment la sécurisation assurée par la police républicaine, garantissant la sérénité et la transparence des opérations.
Tout en adressant ses encouragements aux candidats, l’autorité préfectorale a rappelé que le concours demeure une compétition exigeante où seuls les meilleurs seront retenus. Elle a invité chacun à garder son calme et à donner le meilleur de lui-même, soulignant que le Bénin a appris à compter sur ses propres ressources humaines pour bâtir son développement.
À travers ces concours, le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de renforcer le personnel d’encadrement pédagogique, pilier stratégique de la transformation qualitative du système éducatif national
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
