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Mise à jour des associations à la loi n°2025-19 du 22 juillet 2025 : Nécessité de revoir la date butoir.

À quelques jours du délai butoir, la tension est palpable. Pour certains, la situation est difficilement défendable, pour avoir attendu les derniers jours pour se conformer aux exigences légales. Cela relève d’un manque d’anticipation. Pour d’autres, en revanche, les retards s’expliquent par des contraintes administratives persistantes, notamment l’attente des récépissés consécutifs aux modifications introduites en 2022 et exigées par l’autorité de tutelle pour cette nouvelle mise en conformité.
Quoi qu’il en soit, les responsables des organisations non gouvernementales et structures assimilées se retrouvent aujourd’hui pris dans un véritable engrenage à l’approche de l’échéance.
Certains dossiers sont pourtant prêts depuis plusieurs semaines. Mais un obstacle majeur subsiste : l’obtention des extraits de casier judiciaire. Malgré les réformes engagées, notamment la digitalisation du processus, les délais restent imprévisibles. « Sur cinq demandes introduites il y a deux semaines, une seule a été délivrée avant-hier, et encore, elle ne correspondait pas à la première requête enregistrée », confie, sous anonymat, un président d’association. Une situation qui alimente les interrogations sur la transparence et l’efficacité du système.
Ces dysfonctionnements laissent penser que des pratiques peu orthodoxes pourraient encore subsister, en dépit de la modernisation. Dès lors, une réévaluation du mécanisme de traitement des demandes en ligne s’impose, afin de garantir une gestion plus équitable et plus lisible.
Pendant ce temps, la date du 30 avril se rapproche inexorablement. Sur la plateforme dédiée, de nombreux responsables associatifs continuent de multiplier les démarches, dans l’attente de documents administratifs qui tardent à être délivrés.
Face à cette réalité, une question s’impose : faut-il maintenir coûte que coûte l’échéance, au risque de pénaliser des structures de bonne foi ? Une prorogation du délai, ou à tout le moins une amélioration significative de la célérité dans le traitement des demandes surtout des casiers judiciaires, apparaît aujourd’hui comme une nécessité. C’était d’ailleurs l’un des objectifs affichés de la digitalisation : simplifier, accélérer et fiabiliser les procédures administratives au Bénin.


✍️ Didier HOUNKPÈVI

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