Un écran de téléphone protège du regard, mais pas de la loi. Le droit s’applique donc au monde virtuel. Dans le cadre de sa veille informationnelle, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) agit avec méthode à l’ère du numérique. En témoignent la signature, le 1ᵉʳ octobre 2026, de conventions avec 89 organes de presse en ligne et l’organisation, du 5 au 7 octobre 2026, d’une formation destinée aux journalistes sur le thème : « Le droit des contenus publiés dans les médias en ligne et sur les réseaux sociaux ».
Face aux pièges du numérique, l’ignorance n’est plus une excuse. Dès lors, pour naviguer sereinement dans le Code du numérique au Bénin, les journalistes disposent désormais d’une armure juridique et éthique. Six modules clés ont permis d’atteindre cet objectif : cadre juridique des médias en ligne ; infractions liées aux contenus numériques ; droit d’auteur et propriété intellectuelle ; droit à l’image et protection des données personnelles ; déontologie et responsabilité sociale des médias numériques ; réseaux sociaux et gestion des risques juridiques.
En cas de dérapage dans l’exercice de leur métier, les journalistes ne sont protégés par le Code de l’information et de la communication que s’ils possèdent une carte de presse officielle. Sans ce précieux sésame, c’est le Code du numérique qui s’applique, comme pour tout citoyen. La prudence s’impose donc à tous, y compris dans le moindre commentaire en ligne. Pour les professionnels des médias, le seul vrai garde-fou reste le respect absolu de leur Code de déontologie et d’éthique actualisé et lancé le 28 février 2025 à la Maison des Médias de Cotonou.
Pour la postérité, une nouvelle réussite pointe à l’horizon.
Justin AMOUSSOU, Jeudi 8 octobre 2026, 10h 01.
