
Pendant près de deux heures trente, le Ministre Porte-parole du Gouvernement s’est prêté à un exercice de dialogue direct avec les populations de Kandi. À la salle polyvalente de l’hôpital de zone, l’échange, franc et sans détour, a permis de présenter plusieurs mesures sociales et économiques tout en recueillant les préoccupations des habitants de l’Alibori.
Au cœur des échanges avec les populations de l’Alibori réunie à Kandi, les actions engagées par le Gouvernement dans les secteurs agricole et social. Dans la filière coton, une enveloppe de 7 milliards de FCFA est annoncée à travers une prime de 10 FCFA par kilogramme, pour une production-seuil de 700 000 tonnes. Le riz n’est pas en reste, avec un accompagnement visant une production de 350 000 tonnes de riz paddy, dans l’ambition de renforcer la souveraineté alimentaire et de préserver les emplois.
Sur le terrain de l’inclusion et de l’éducation, plusieurs dispositifs ont également été mis en avant. Ils concernent notamment la gratuité scolaire au profit de 5 000 personnes en situation de handicaps, l’attribution automatique de bourses pour les cas lourds, ainsi que le renforcement du fonds entrepreneurial dédié, désormais porté à 400 millions de FCFA. Les bourses universitaires connaissent par ailleurs une revalorisation pouvant atteindre 50 %, tandis que 63 nouveaux bus sont annoncés pour améliorer la mobilité des apprenants.

Les préoccupations locales au cœur des échanges.
Au-delà des annonces gouvernementales, la rencontre a surtout été marquée par la place accordée à la parole des citoyens. Vingt-quatre intervenants ont exposé leurs préoccupations et formulé des propositions portant notamment sur l’acquisition d’un scanner médical, la création d’une université à Kandi, l’avenir des Écoles normales d’instituteurs (ENI) ou encore la prise en charge des chefs traditionnels.
À travers cette démarche de proximité, le Gouvernement entend maintenir un dialogue direct avec les populations et confronter ses politiques publiques aux réalités vécues dans les territoires. À Kandi, l’exercice aura ainsi permis de rappeler que le développement se construit aussi dans l’écoute, l’évaluation et l’ajustement continu de l’action publique. Le Wilfried Léandre Houngbédji maintient le cap sur ce front.
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
