À l’occasion de la rentrée judiciaire de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce lundi 12 octobre 2026, le procureur spécial Mario Mètonou a plaidé pour une justice pénale conciliant efficacité répressive et respect des droits fondamentaux, sans jamais se dérober à la problématique que soulève le thème de cette rentrée judiciaire. Au cœur de son réquisitoire, le procureur spécial a soulevé l’impératif de lutter fermement contre la criminalité sans sacrifier la dignité humaine.
Le magistrat a également souligné la hausse des saisines de la juridiction. Malgré tout, la CRIET reste fortement sollicitée. Selon les chiffres présentés, la CRIET a enregistré 3 067 plaintes et procès-verbaux au cours de l’exercice 2024-2025, contre 3 849 pour l’année judiciaire écoulée. Cette progression témoigne d’une sollicitation accrue de la Cour.
Du reste, Mario Metonou a insisté sur la présomption d’innocence, les droits de la défense et le caractère exceptionnel que doit conserver la détention provisoire. Il a rappelé que chaque dossier renvoie à une réalité humaine et que l’efficacité judiciaire ne saurait se mesurer uniquement au nombre d’affaires traitées ou aux sanctions prononcées.
Face à la corruption, à la cybercriminalité, au terrorisme et aux atteintes sexuelles contre les enfants, le procureur spécial a réaffirmé la détermination de la CRIET à appliquer la loi. Il a toutefois écarté le choix entre laxisme et sévérité excessive, défendant plutôt une justice fondée sur la proportionnalité, la fermeté et le respect de la condition humaine.
✍️ Fidèle Sèna VODOUNON
