Les priorités budgétaires peuvent changer d’un Gouvernement à l’autre. Dans un souci de cohérence budgétaire, le Gouvernement du Président Romuald WADAGNI a adopté, en Conseil des Ministres du mercredi 3 juin 2026, une loi de finances rectificative pour la gestion 2026. Cette décision vise non seulement à ajuster les crédits aux réalités de l’année en cours mais également à garantir la sincérité et l’équilibre budgétaire tout en finançant les objectifs de développement durable.
En attendant l’examen par le Parlement, le budget d’ajustement adopté s’établit à 4 086,620 milliards de FCFA contre 3 783,984 milliards pour le budget initial, soit un accroissement de 8%. En règle générale, la hausse d’un budget d’ajustement traduit une révision du budget initial destinée à intégrer de nouveaux besoins, des charges supplémentaires ou des priorités additionnelles. À titre d’exemple, la formation du nouveau Gouvernement devrait entraîner de nouvelles charges. Le même Conseil des Ministres a, par ailleurs, annoncé plusieurs mesures sociales non prévues.
L’adoption rapide de ce collectif budgétaire atteste de l’avantage d’avoir occupé les fonctions de Ministre de l’Économie et des Finances pendant plus de 10 ans avant d’accéder à la Présidence de la République. À son arrivée le 6 avril 2006, l’ancien Président Boni YAYI avait également fait voter et promulguer la loi de finances rectificative N°2006-20 du 17 novembre 2006. En 2016, sous la présidence de Patrice TALON, la loi de finances rectificative N°2016-14 du 20 juillet 2016 avait été prise pour ajuster le budget aux réalités économiques et aux engagements internationaux.
Pour la postérité, une nouvelle réussite pointe à l’horizon.
✍️Justin AMOUSSOU, Jeudi 11 juin 2026, 07h 11.
