Avakpa, dans le 3ᵉ arrondissement de Porto-Novo, est désormais célèbre. Depuis la nuit du 6 au 7 août 2026, son nom circule abondamment sur les réseaux sociaux, après l’incendie d’un immeuble provoqué par un camion transportant de l’essence. Les dégâts matériels sont considérables. Ce drame a suscité une succession ininterrompue de visites sur les lieux. Celle du Maire et de la Préfète de l’Ouémé se comprend, par proximité et par solidarité ; les suivantes ne sont qu’une balade, voire un défilé populaire raté du 1ᵉʳ août.
À l’heure où les victimes, éprouvées par la colère et la douleur, traversent une épreuve profonde, les discours plaintifs ne suffisent pas. La prière n’enlève pas une épine du pied ; ce sont des actes concrets qui s’imposent. À défaut de pragmatisme, il conviendrait de laisser aux victimes la tranquillité nécessaire pour panser leurs blessures. Les autorités compétentes ont déjà sécurisé la zone afin d’empêcher l’accès des curieux. Pourquoi, alors, pleurer sur le lait renversé lorsque des mesures préventives auraient dû être prises en amont ?
Quelles actions de sensibilisation sont menées auprès des transporteurs, des revendeurs et des populations pour assurer le stockage et le transport sécurisés de l’essence ? Par ailleurs, les vacances ne devraient pas suspendre la réflexion de ces visiteurs de circonstance. Elles auraient pu être mises à profit pour des actions dans les maternités et unités de néonatalogie. La pénurie de poches de sang en cette période est bien connue. Les principaux donneurs, à savoir les élèves et étudiants, sont actuellement en vacances. La campagne électorale est déjà terminée.
Pour la postérité, une nouvelle réussite pointe à l’horizon.
✍️Justin AMOUSSOU, Mardi 11 août 2026, 11h 12.
