La transparence budgétaire n’est pas une fin en soi, mais une condition préalable à la participation publique et à la reddition de comptes. Elle est mesurée principalement par l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) de l’organisation mondial à but non lucratif, International Budget Partnership (IBP). Lancée en 2006, cette enquête se déroule tous les deux ans. Le rapport 2025, dont les résultats prennent en compte les informations publiées au 31 décembre 2024, repose sur huit documents budgétaires reconnus au plan international.
La stratégie de l’Organisation a pour objectif d’inciter les gouvernements à mobiliser et à affecter les ressources publiques de façon équitable, afin d’assurer que les deniers publics profitent à l’ensemble de la population. Trois composantes sont évaluées : l’accès à l’information budgétaire, les mécanismes de participation citoyenne au processus budgétaire, et le rôle et l’efficacité des institutions de contrôle, notamment la représentation nationale et la Cour des comptes. Sur ces volets, le Bénin se positionne parmi les références internationales, ce qui constitue un gage de crédibilité.
« De la transparence passive de 2012, nous bâtissons aujourd’hui la transparence active. Je voudrais réaffirmer l’engagement du Chef de l’Etat et de son Gouvernement à poursuivre résolument la mise en œuvre des réformes ambitieuses en matière de gouvernance budgétaire et citoyenne », a martelé le Ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue CHAOU. Pour l’évaluation de 2027, la quasi-totalité des chercheurs indépendants, issus de la société civile et du milieu universitaire, recueilleront les données publiées au 31 décembre 2026.
Pour la postérité, une nouvelle réussite pointe à l’horizon.
✍️Justin AMOUSSOU, Vendredi 19 juin 2026, 15h 22.
