À l’occasion de la célébration des meilleurs producteurs de coton du Bénin, organisée à Parakou par l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC), le gouvernement a réaffirmé sa détermination à redonner à la filière cotonnière toute sa vigueur. À juste titre, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, multiplie les initiatives et les concertations afin de relever le défi fixé par le Président de la République, Romuald Wadagni. Il s’agit de ramener la production nationale à au moins 700 000 tonnes dès la campagne agricole 2026-2027.

Longtemps locomotive de l’économie béninoise, la filière coton a enregistré un recul de sa production au cours des dernières campagnes, passant de plus de 700 000 tonnes à environ 500 000 tonnes. Une situation attribuée notamment aux aléas climatiques, à la qualité des semences, aux défis liés à l’encadrement technique des producteurs ainsi qu’au niveau encore insuffisant de la mécanisation agricole. Face à ces contraintes, le gouvernement entend agir avec méthode et détermination.
Pour atteindre les objectifs assignés à la filière, le ministre Adin Yeton Bloukounon Goubalan a engagé une série de consultations stratégiques avec l’ensemble des maillons de la chaîne cotonnière. Après avoir reçu à son cabinet les responsables de l’AIC et de la Société de Développement du Coton (SODECO), il a poursuivi les échanges à Parakou avec les principaux acteurs du secteur. Autour de la table figuraient notamment les responsables de l’AIC, de la SODECO, de la Fédération nationale des coopératives villageoises de producteurs de coton ainsi que ceux de l’Agence Territoriale de Développement Agricole (ATDA) du pôle 2.

Les discussions ont permis d’identifier les principaux goulots d’étranglement qui freinent les performances de la filière et d’explorer des solutions innovantes susceptibles d’améliorer durablement les rendements. À travers une démarche participative et pragmatique, le ministre a recueilli les préoccupations des producteurs tout en proposant plusieurs pistes d’action visant à renforcer la productivité et la compétitivité du coton béninois.
Pour le ministre Adin Yeton Bloukounon Goubalan, l’enjeu dépasse largement le cadre d’une simple culture de rente. Le coton constitue un puissant levier de développement agricole, de création de richesses et de mobilisation de devises pour l’économie nationale. Sa bonne santé contribue également à la promotion des autres spéculations agricoles et participe, de manière indirecte mais décisive, à la consolidation de la souveraineté alimentaire du pays.
Cette vision s’inscrit pleinement dans l’ambition portée par le Chef de l’État, qui a annoncé une mesure incitative majeure en faveur des producteurs à l’issue du dernier conseil des ministres tenu le 3 juin 2026. Dès l’atteinte du seuil des 700 000 tonnes, une prime de 10 francs CFA par kilogramme sera reversée aux cotonculteurs, représentant une enveloppe globale estimée à 7 milliards de francs CFA. Un engagement fort qui traduit la volonté du gouvernement de faire des producteurs les premiers bénéficiaires des performances de la filière.

À Parakou, le ministre a lancé un appel à la mobilisation générale autour de cet objectif national. Les différents acteurs rencontrés ont affiché leur adhésion à cette ambition collective et leur détermination à relever le défi. Plus qu’un objectif de production, la campagne 2026-2027 apparaît désormais comme une étape décisive dans la reconquête du leadership cotonnier du Bénin et dans la construction d’une agriculture plus performante, résiliente et créatrice de prospérité
