L’Ambassade du Bénin au Koweït annonce la suspension de la mise en route des travailleurs béninois vers le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre des réformes visant à mieux encadrer le placement de la main-d’œuvre béninoise à l’étranger.
Les candidats béninois à l’emploi au Koweït, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn devront désormais observer une pause. Dans un communiqué officiel en date du 19 octobre 2026, l’Ambassade de la République du Bénin au Koweït a annoncé la suspension de la mise en route des travailleurs béninois vers ces trois destinations.
Selon le document signé par l’ambassadeur Badirou AGUEMON, cette décision intervient dans le cadre des réformes engagées au Bénin pour améliorer l’encadrement du secteur du placement de la main-d’œuvre à l’étranger. L’objectif est notamment de mieux organiser les départs et de renforcer le suivi des compatriotes recrutés pour exercer hors du territoire national.
La suspension ne concerne pas uniquement les déplacements des travailleurs. Elle s’étend également à tout acte susceptible de faciliter l’organisation ou l’exécution de ces départs, notamment la certification des casiers judiciaires destinés à un recrutement dans les pays concernés. Une précision qui traduit la volonté des autorités diplomatiques de donner à cette mesure une portée effective.
L’Ambassade invite, par conséquent, les compatriotes concernés au strict respect de cette décision. Les candidats à l’expatriation professionnelle sont ainsi appelés à la vigilance et à éviter toute démarche auprès d’intermédiaires qui prétendraient pouvoir organiser leur départ en dépit de la suspension annoncée.
Mise en garde aux récidivistes
Tout compatriote qui, en connaissance de cause, tenterait de contourner cette mesure ou de poursuivre clandestinement les démarches de départ le ferait sous sa propre responsabilité. Il devra assumer seul les conséquences de son initiative, notamment les éventuelles déconvenues, situations préjudiciables et traitements répréhensibles auxquels il pourrait être exposé. La prudence commande donc de ne céder à aucune promesse de départ en marge des dispositions officielles.
Cette décision rappelle, au-delà de sa portée administrative, les enjeux de protection des travailleurs migrants et la nécessité d’un placement professionnel mieux organisé, plus transparent et sécurisé.
✍️ Fidelia Sèna VODOUNON
