
À l’heure où l’information se consomme autrement, la presse béninoise doit repenser son modèle. Le secteur compte 357 organes de presse et 59 nouveaux éditeurs attendent leur autorisation. C’est dans ce contexte que se tient, depuis ce mardi 3 novembre 2026 à Bohicon, une formation de la HAAC sur « les formes de regroupement des entreprises de presse et de médias audiovisuels ». Jusqu’au 5 novembre, les professionnels y exploreront des modèles de viabilité, sans pour autant imposer le regroupement.

En vérité, le regroupement soulève, entre autres, des enjeux économiques considérables : la mutualisation des rédactions, des équipements et des achats ; la diminution des coûts fixes ; et le renforcement des médias face aux annonceurs et aux plateformes numériques. Il implique néanmoins de préserver l’indépendance éditoriale, la diversité des opinions et le pluralisme médiatique. Toute transformation du secteur devra donc concilier viabilité économique et liberté de la presse.
Cette problématique dépasse le seul cas du Bénin. Elle se pose partout où les médias cherchent à s’adapter aux mutations numériques et aux nouvelles habitudes de consommation de l’information. Les journalistes, garants de la déontologie et de la qualité de l’information, ont donc une responsabilité centrale. L’avenir de la profession exigera des entreprises capables de se structurer, d’investir et de défendre la liberté de la presse ainsi que l’intérêt du citoyen.
Pour la postérité, une nouvelle réussite pointe à l’horizon.
✍️Justin AMOUSSOU, Mardi 3 novembre 2026, 07h 00.
